Coups de coeur, coups de griffe des lecteurs

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Coups de coeur, coups de griffe des lecteurs

L'ombre du vent, de Carlos Ruiz Zafon

Publié le jeudi 22 juillet 2010

Il est très difficile de se détacher de ce livre, d’abord parce qu’il est rédigé comme un polar, ensuite parce qu’il parle d’une ville généreuse, Barcelone, et enfin parce qu’il raconte une histoire qui elle-même ressemble à celle d’un livre qui lui-même est au centre de l’histoire...

Anne a aimé

Vous l’aurez compris, il s’agit d’une mise en abîme, procédé assez banal dans les romans, mais qui touche ici à une sorte de grâce entraînante. L’enchainement des chapitres est sans pitié, on entre immédiatement dans l’histoire, et on ne se détache pas facilement de Bea et Daniel, de pénélope, de Nuria et de Julian, ni de Fumero (ce fumier !)

L’ombre du vent est riche, flamboyant comme une cathédrale gothique (il parait que celle de Barcelone ne l’est pas vraiment, qu’importe) il laisse une impression fugace, mais pourtant tenace, des mois encore après sa lecture.

D’un seul souffle, on voyage dans 20 années de la vie de Daniel, de 1945 à la fin des années 60. L’histoire contée par Carlos Zafon mélange les espaces et les personnages comme on tresse une corde : 3 attaches, qui semblent partir dans trois directions différentes, pour finir pas tisser, patiemment, solidement, un triple lien historique, romanesque et filial. On sent intensément les personnages vivre, la guerre d’espagne est décrite du point de vue des individus qui la subissent, ne sachant plus de qui se méfier, et la trame narrative s’appuie sur la malédiction. On y qui parle des livres comme d'objets magiques, et de l’écriture comme d’un trésor intime.

Le procédé est classique mais fonctionne : ce 'livre maudit' découvert par le héros a une histoire qui se transpose dans sa vie d’enfant, puis de jeune homme. Un roman d’apprentissage, un roman d’amour désuet, également. Et un roman exubérant teinté d’un dolorisme à la sauce espagnole : piquant, inventif et enfin libre.

Fascinant comme le rouge qui suinte des croisées d’ogives de la cathédrale de Barcelone.

Cote R RUIZ

 

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