Titi Robin

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Titi Robin

Son univers musical l’a très tôt emmené vers des sonorités lointaines. Autodidacte, joueur de guitare, d'oud, et de bouzouki, il fait ses débuts avec le tabliste indien originaire de Jaïpur, Hameed Khan, avec qui il réalise son tout premier disque, Luth et tabla, en 1990.

Dès 1988, il rencontre Erik Marchand, chanteur et clarinettiste breton qui commençait un travail d'analyse et de repérage musicaux des airs du Centre-Bretagne qui s'avèrent très proches des musiques orientales. Ce travail fera l'objet de deux disques. Le premier en 1990, en duo : An Henchoù Treuz, obtient le Prix de l'Académie Charles Cros. Le second album An tri Breur sort en 1991,  en trio avec Hamed Khan.

En 1993 l’album Gitans, le révèle au grand public. C’est le début de l’essor du courant des musiques du monde. L’article de l’Encyclopédia Universalis s’en fait l’écho en illustrant l’article « world music » par une photo de Thierry en compagnie du trio Erik Marchand et Hameed Khan. 

Regard  nu, en 1996, est un hommage à Mounir Bachir, maître incontesté du luth arabe : Thierry est seul avec son oud et ses compositions sont le reflet de la pure tradition de la musique arabe.

En 2000,  Un ciel de Cuivre, est l’album qui de l’avis de Titi Robin, représente le mieux son univers musical dans sa diversité.

« Les cultures gitanes, méditerranéennes et balkaniques sont toujours bien présentes, mais c’est avant tout une vision personnelle du monde que je souhaite exprimer à travers ces mariages musicaux qui sont mon quotidien. Ce projet a un point commun avec le disque Gitans: c'est un voyage, chaque mélodie a une saveur particulière… » (Titi Robin )

En 2002, il poursuit sa collaboration avec Gulabi Sapera, danseuse du Rajasthan. Il lui consacre un ouvrage, Gulabi Sapera : danseuse gitane du Rajasthan, et l’album  Rakhî est le témoignage de leur étroite collaboration puisqu’elle signe la quasi-totalité des paroles, et intervient au chant ou au contre-chant.  

En 2006, un DVD  Jivula  présente et décline son univers, suivi en 2008 par le spectacle Kali sultana, « qui résonne à la fois comme la synthèse de trois décennies de vagabondages et comme un nouveau point de départ ».

Son dernier spectacle et le disque Jaadu réalisé à cette occasion, sont le fruit d’une rencontre avec un grand chanteur pakistanais de qawwali : Faiz Ali Faiz. 

En 2010, Titi Robin travaille à un ambitieux projet : un triptyque discographique, Les rives, réunissant trois productions parallèles, en Inde, en Turquie et au Maroc, qui se déroulera jusqu'en 2011. Dans chacun de ces trois pays, il va réaliser un disque au sein du marché local pour toucher son public et lui rendre en retour ce qu'il a reçu comme influences de ces cultures depuis toutes ces années. L'année 2010 le verra donc régulièrement en résidence à l'étranger avec des musiciens de ces trois pays.

Titi Robin est également sollicité pour composer des musiques de film : Olé ! de Florence Quentin, et La mentale de Manuel Boursinhac.

Voici pour conclure ce que dit Thierry : « Il se trouve que mon destin a été de m’exprimer dans un style qui danse avec les influences gitanes, arabes et aujourd’hui indiennes. Mais ma musique n’est pas pour autant ethnique, je n’ai jamais eu l’intention d’être dans le métissage des cultures, je ne pense pas que cela soit une valeur en soi. Je respecte tout autant ceux qui utilisent le langage de leur grands-parents. L’essentiel est d’être cohérent avec ce que l’on est. Mes musiques sont des créations contemporaines. Il y a simplement que ma vie est métissée depuis toujours et que mon art est le reflet de ma vie » (in Naïve, 2004, p. 76).

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