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Cellule 211, de Daniel Monzon

Publié le mercredi 29 février 2012

Raison d’ E.T. A. Juan est un jeune gardien de prison. Par zèle, il visite la prison un jour avant son affectation. Sa bonne volonté ne sera pas récompensée… c’est justement ce jour-là que les prisonniers du Quartier de Haute Sécurité ont choisi pour organiser une mutinerie. Une seule chance de survie s’offre à lui : se faire passer pour un prisonnier nouvellement incarcéré.

Après trois longs métrages non distribués en France, Daniel Monzon, qui jusqu’ici s’était illustré dans le genre fantastique, débarque dans l’hexagone avec « Cellule 211 », thriller carcéral auréolé de 8 Goyas (l’équivalent ibérique de nos Césars : meilleur film, réalisateur, acteur, révélation masculine, scénario…) et d’un succès triomphant en salle, laissant sur le carreau le pourtant remarquable « Agora » d’Alejandro Amenabar.

Il faut dire que la quasi-concomitance de sa sortie en salle avec l’excellent « Un prophète » de Jacques Audiard et la comparaison, compréhensible mais infondée, qui n’a pas manqué de s’établir entre les deux œuvres ont contribué à cette sortie en catimini accompagnée de critiques plutôt tièdes. Les deux réalisateurs ne jouent tout simplement pas dans la même cour… de prison !

Il est vrai également que le genre carcellaire est très cathodique ces dernières années : Oz –les 6 saisons sont disponibles à Toussaint A OZ-, Prison break… Et le formidable « Dog pound » pour le cinéma. Mais croyez moi ces séries ne sont que roupie de sansonnet au regard de ce que Monzon nous offre : un embarquement unique pour des  montagnes russes de sensations et d’émotions, qui a lui seul mérite bien ces 8 statuettes, faisant la nique aux meilleures productions américaines du genre. Paul Haggis, scénariste à succès attitré de Clint Eastwood et réalisateur entre autre du remarquable « Collision », ne s’y est pas trompé qui prépare déjà un remake outre-atlantique !

Non « Cellule 211 » n’est pas un film politique même s’il dénonce les conditions de vie carcérale : la vétusté des prisons, les condamnations à perpétuité réelle qui rendent incontrôlables ceux qui n’ont plus rien à perdre, des conditions de détention inhumaines et place trois ex-terroristes de l’organisation séparatiste basque E.T.A. au cœur de l’intrigue !

Certes, certaines ficelles scénaristiques (Vidéo providentielle d’une des scènes-clés du film arrivant sur un téléphone portable... ), certains clichés inhérents au genre (des matons très très méchants...) peuvent parfois nous faire dodeliner de la tête mais nous sommes aussitôt rattrapés par le rythme effréné et la tension qui va crescendo jusqu’au final qui nous laisse… KO !

Ajoutez à cela une interprétation collégiale absolument remarquable (Mention spéciale pour Luis Tosar "Malamadre") et, n’en déplaise à certains critiques, Monzon nous assène avec "Cellule 211", film à petit budget ne l’oublions pas, un uppercut qui marquera sans aucun doute les esprits de ceux qui le verront et le genre, à coup sûr !

Ames sensibles, ne passez pas par la case prison !

Bande-annonce : http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces/cell-211,119608


Patrice (médiathèque Toussaint)

Cote : A MON (Interdit aux moins de 16 ans)

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