Visite de l’exposition

Accueil Bibliothèques d'Angers

Menu secondaire

Passer le menu secondaire

Retour au menu secondaire

Contenu principal

Passer le contenu principal

Visite de l’exposition

Visites de l'exposition

Entrée libre
Ouverture aux horaires de la bibliothèque Toussaint

Visites guidées

Pour les groupes (à partir de 8 personnes)

sur demande auprès de bibliotheque(at)ville.angers.fr ou 02.41.24.25.50

Pour les particuliers (rendez-vous dans le hall d’accueil de la bibliothèque Toussaint) :

samedi 20 septembre, à 16h30
samedi 4 octobre, à 15h30
samedi 8 novembre, à 15h30
samedi 6 décembre, à 15h30
samedi 27 décembre, à 15h30
samedi 3 janvier 2015, à 15h30

Le parcours de visite

L'exposition présente 137 livres de Jean-Pierre Geay, dont 43 manuscrits, 65 imprimés et 29 reliures auxquels s'ajoutent 11 placards. 

Le parcours de visite s'ouvre sur un panorama de l'œuvre et de la donation faisant découvrir d'emblée :

  • les divers modes d'éditions adoptés par le poète, placards, livres manuscrits, livres imprimés,
  • la qualité des archives liées à ce fonds à travers quelques brouillons et lettres, parfois illustrées, d'artistes ou d'écrivains comme François Cheng, Norge, Pierre André Benoit, Stanislas Fumet, James Guitet, etc.
Jean-Pierre Geay, Malgré le temps. Deswarte, 1975. Linogravures et peintures de Jacques Le Roux.

Cette introduction manifeste après les premiers succès des années 1969-1975, le retrait volontaire du poète qui, à l'instar de son maître Pierre Reverdy, fuit, pour préserver son ardeur poétique, toutes les mondanités littéraires, loin des salons, loin des prix, loin des revues qu'il avait animées telles Fénix et Solaire avec lesquelles il rompt.

Le parcours se poursuit en entrecroisant de façon chronologique les grandes amitiés du poète avec les artistes, avec les éditeurs ou maîtres-imprimeurs et typographes.

Ce sont d'abord les années d'ancrage en Provence, entre les Alpilles et L'Isle-sur-la-Sorgue, à l'ombre de René Char qui partage avec Jean-Pierre Geay son site d’inspiration lorsqu’il lui dédicace les Chants de la Balandrane en 1977 d'un complice « Pour Jean-Pierre Geay, les yeux qui reconnaissent le site. Aussi son site ». Là naissent les amitiés fécondes avec les peintres Marcel Dumont, Jean-Marie Fage, Jacques Le Roux, mais aussi et surtout avec James Guitet.

Suivent les vitrines consacrées aux relations avec Pierre-André Benoit dit PAB, qu'il contribue à réconcilier avec René Char à la fin des années 1970 et qui l'édite plus d'une vingtaine de fois entre 1974 et 1985. Plusieurs œuvres inédites, parfois uniques, de PAB sont ainsi exposées. Cette amitié est fondatrice de tout un pan de l'œuvre bibliophilique de Jean-Pierre Geay puisque PAB lui fait adopter la tradition développée par René Char de calligraphier ces poèmes encore inédits sous forme de livres manuscrits enluminés par ses amis artistes.

Se succèdent parallèlement des vitrines consacrées aux éditions de la Garonne (Patrice Pouperon) et de La Balance (Jean-Louis Meunier), deux enseignes de livres d'artistes typographiés à la main, nées sous les vifs encouragements de PAB et qui ont compté Jean-Pierre Geay parmi leurs tous premiers auteurs aux côtés de Guillevic et de Michel Butor. Hormis quelques collaborations avec Robert et Lydie Dutrou ou avec Jacques Matarasso, La Balance devient le principal éditeur de Jean-Pierre Geay jusqu'en 1997.

Ces années sont celles d'amitiés avec des graveurs. Celle, bien sûr avec le très inventif Henri Goetz avec qui Jean-Pierre Geay développe un exceptionnel compagnonnage pendant les quatre dernières années de sa vie (1985-1989).

Mais aussi celles avec deux anciens récipiendaires du prix David Bright de la Biennale de Venise, James Guitet et le Brésilien Arthur Luiz Piza – dont la bibliothèque d'Angers conserve désormais des œuvres d'une grande originalité dans leurs parcours.

Et enfin les échanges plus tardifs avec certains héritiers de Goetz comme l'Angevin Bernard Alligand, initiateur de la donation de Jean-Pierre Geay à Angers.

Après l'évocation d'autres amitiés à travers les très beaux manuscrits inédits réalisés avec les grands maîtres-verriers rémois Charles Marcq et Brigitte Simon ou les livres rehaussés de collages et de peintures des Allemands Hans Steffens et Dagmar Martens, est présentée le très cohérent ensemble réalisé par le poète avec le maître imprimeur Roland Bauza, le typographe qui perpétua la tradition de l'atelier du grand architecte du livre, Louis Jou, aux Baux-de-Provence de 1971 à 1996. Cet ensemble de 18 livres édités entre 2000 et 2005 fait apparaître également de nouvelles collaborations artistiques avec Roger Dérieux, Yves Mairot et Thierry Lambert.

L’exposition enfin se clôt par un aperçu d'une nouvelle collection de "livres pauvres" lancée par Jean-Pierre Geay aux côtés de Daniel Leuwers en 2013 et par une présentation partielle de la collection de reliures d'art offertes par le poète où se retrouvent sur de très beaux cuirs et décors mosaïqués les mains de Chantal Sevin-Gerbay, de l'Atelier Seigneur à Avignon, de l'Atelier de la Ribiane, d'Odette Gros-Paoli et enfin de Martine Mélin.

Retour au contenu principal

58643