L’Histoire des comtes de Dammartin

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L’Histoire des comtes de Dammartin

Par Nicolas de Houssemaine

(manuscrit 2320 de la bibliothèque municipale d’Angers)

Au cours de l’hiver 2011-2012, la Bibliothèque municipale d’Angers a enrichi ses collections patrimoniales du manuscrit original d’un roman de chevalerie écrit entre 1500 et 1503 par le médecin Nicolas de Houssemaine pour Jean de Chabannes, comte de Dammartin.

Cet achat est le plus important réalisé par la bibliothèque depuis l’acquisition en 1976 et 1977 de deux livres d’heures enluminés du XVe siècle, les Heures de Clermont-Gallerande et celles de Jean Charpentier (mss. 2047 et 2048). Il a été réalisé avec l’aide importante du Ministère de la Culture et de la Communication, au titre des Acquisitions patrimoniales d’intérêt national (APIN), de la Région des Pays-de-la-Loire, au titre du Fonds régional d’acquisition des bibliothèques (FRAB), et avec le mécénat de la très active association culturelle Angers Musées Vivants. A travers cette exposition, la Ville d’Angers remercie vivement ces partenaires de leur généreux soutien. Elle remercie également Sandra Hindmann (galerie Les Enluminures, Chicago / Paris / New-York), dernière propriétaire privée de ce manuscrit, pour sa bienveillante attention envers Angers dans la préparation de cet achat.

Ce manuscrit revient en France après deux siècles passés en Grande-Bretagne et quelques années aux Etats-Unis. Jean de Chabannes n’a dû posséder ce livre que peu de temps avant sa mort. Il passe ensuite entre les mains de sa fille aînée, Antoinette, de son époux René d’Anjou, seigneur de Mézières (petit-fils de Charles III d’Anjou, comte du Maine, frère cadet du roi René) puis de leur fils Nicolas d’Anjou, comte de Saint-Fargeau.

Bientôt sorti de la famille, on le retrouve au début du XVIIe siècle en diverses mains, notamment celles de Valentin Conrart (1603-1675), premier secrétaire perpétuel de l’Académie française. Sa trace se perd au XVIIIe siècle avant qu’il ne reparaisse dans la collection du grand bibliophile britannique Richard Hebert (1773-1833). Racheté en 1836 par le célèbre collectionneur sir Thomas Philipps (1792-1872), mis en dépôt à la British Library, conservé par la famille Fenwick, héritière de Thomas Philipps, il fait partie du dernier lot de manuscrits de cette fabuleuse bibliothèque mis en vente chez Christie’s à Londres le 7 juillet 2006. Acquis depuis par Sam Fogg et Sandra Hindmann, il a été présenté dans plusieurs foires et salons internationaux ces dernières années.

Si plus d’un aspect de cet ouvrage légitimait son entrée dans les collections angevines, plusieurs de ses particularités, comme sa reliure, ses six pleines pages peintes et le récit lui-même lui confèrent aussi un véritable intérêt national. Plusieurs recherches en cours sur ce livre seront présentées en 2013 lors d’une journée d’étude organisée avec l’Université d’Angers.

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