Le récit (1)

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Le récit (1)

La geste des comtes de Dammartin s’ouvre en l’an 630 sous le règne du roi Dagobert. Elle commence par vanter la part prise par Assaillant, comte de Dammartin, dans les hauts faits du roi Dagobert. Faisant pleine confiance à ce fidèle conseiller, le roi le charge de former et de diriger son fils et héritier, Loys de France, le futur roi Clovis II, dans ses premières armes. Différentes aventures mènent Loys et Assaillant à Cologne puis à Rome. Plus tard, lors d’une bataille près d’Antioche, Loys de France et ses compagnons d’armes, Théseus, empereur de Rome, et Assaillant, sont trahis par Lambert, comte d’Anjou, qui les livre aux Sarrasins.

Lambert, de retour en France, où vient de mourir Dagobert, rassemble à Paris les princes du royaume pour leur prouver « par faulx tesmoings que monseigneur Loys de France, Assaillant et Theseus, empereur de Romme, avoient esté tuez sur les sarrazins ». Les princes se partagent alors le royaume entre eux, laissant Paris et sa région à Lambert d’Anjou.

La reine Baudour, condamnée par la Cour, est sauvée par l’arrivée soudaine de Gadifer / Angers, bibl. mun., rés. ms. 2320, fol. 28

Se croyant veuve de Loys de France, Baudour vient réclamer son douaire devant la cour. Mais par de faux témoignages, Lambert parvient à la faire condamner soit à l’épouser, soit à lui laisser son douaire. C’est alors que survient Gadifer, fils de l’empereur Théseus : « Quant Gadifer vit la sentence donnée, il se exclama contre la justice et leur desclara que le roy Loys n’estoit pas mort, mais luy et Assaillant avoient esté trahiz par icelluy Lambert. Et pour approbation de verité se offrit combatre contre icelluy Lambert. La court se esmerveilla du cas et requist plus a plain estre informée ».

Délivré des prisons d’Antioche et rentré en France, Loys de France accompagné d’Assaillant de Dammartin écrase devant Soissons l’armée de Lambert d’Anjou et de son allié Sanson, roi de Bretagne. Loys, enfin sacré roi à Reims, donne à Assaillant de Dammartin le comté d’Anjou et le royaume de Bretagne. La paix intérieure rétablie, tous deux repartent lutter contre le roi d’Antioche.

Joute entre Geffroy de Vermandois et Guérard de Dammartin au pied du château de Dammartin / Angers, bibl. mun., rés. ms. 2320, fol. 39v

C’est alors que Geffroy, roi de Frise, envahit la France et capture la reine Baudour. Alors que les pairs de France négocient une trêve avec Geffroy de Frise, Guérard, fils d’Assaillant de Dammartin, est seul à résister.

Ung chevalier du party de Geffroy, roy de Frise, nommé Geffroy de Vermandois, voullant soustenir que Guérard de Dampmartin avoit commis trahison en rompant les tresves et traictié fait par les pers de France, luy offrit le gantelet pour jouxter en champ de honneur (…). Entrèrent au champ de honneur devant le chasteau de Dampmartin, auquel combat assistoit Geffroy, roy de Frise, qui avant le combat promist et jura sur les evangilles ne faire aucun desplaisir a icelluy Guérard, lequel ce monstra cy vaillant que chescun se en esmerveilloit. Tant fist que il vainquit icelluy Geffroy »
et le fait prisonnier.

Guérard de Dammartin échange alors Geffroy de Vermandois contre la reine Baudour, « laquelle royne fut menée oudit chasteau de Dampmartin, ou trouva la mère d’icelluy Guerard qui la recueillit très honnourablement ».

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