Barthélemy d'Eyck

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Barthélemy d'Eyck

Portrait de Louis II d’Anjou. Dessin à la plume et aquarelle de Barthélemy d’Eyck, vers 1456-1465. Paris, Bibliothèque nationale de France, Estampes. © Bibliothèque nationale de France.

La passion du roi René pour le livre à peintures se révèle dans un cadre plus intime, particulièrement dans les œuvres du Maître du Cœur d’amour épris ou Maître du roi René, communément identifié avec Barthélemy d’Eyck.

Le roi René s’est attaché très tôt, peut-être dès son séjour à Naples, les services de cet artiste exceptionnel, probable parent des frères Van Eyck. Il en fait un de ses proches familiers et l’installe à peindre au plus près de ses appartements dans ses châteaux d’Angers et de Tarascon. Après la mort de l’artiste, René manifeste encore son goût pour l’œuvre de son peintre en en réclamant les « pourtraitures », dessins préparatoires ou esquisses, gardées par sa veuve.

Barthélemy d’Eyck est un artiste polyvalent. Peintre de tableau, sur toile ou sur panneau de bois (La Sainte Famille devant une cheminée à la cathédrale du Puy, le Retable de l’Annonciation à Aix-en-Provence, et ses volets de Bruxelles et Rotterdam, Le Christ en croix du Louvre), il exécute aussi des cartons pour des broderies comme les Miracles de saint Martin. Ses œuvres les plus nombreuses, peintes sur papier ou parchemin, parfois à l’aquarelle, ornent des manuscrits. Les deux livres d’heures qu’il enrichit ou qu’il exécute entièrement pour le roi sont bien révélateurs de son génie et de son aptitude à créer des images nouvelles et de nouveaux emblèmes, comme la scène de David devant Bethléem, véritable transcription visuelle des sentiments du roi. Il copie et réinterprète également des œuvres chères au souverain : la Vierge au voile bleu et le portrait de Louis II ou les lettrines à facettes de ses manuscrits padouans. A travers ces créations s’expriment son talent de portraitiste et sa technique picturale spécifique, qui allie le procédé du pointillisme et celui des petites hachures juxtaposées.

King René’s passion for the illuminated manuscripts is revealed particularly in the works of his favourite painter, Barthelemy d’Eyck. This probable relative of the Van Eyck’s brothers was living in the intimacy of the king as is proven by the near location of his studio to the royal private rooms in Angers and Tarascon castles. His illuminations in two books of hours of the king shows his ability for creating new images and new emblems, this being exemplified by the miniature of David in front of Bethleem, a scene  reflecting King René’s most intimate feelings. He also reinterprets works that the king likes : the faceted initials, the blessed Virgin with the blue veil and Louis II’s portrayal. He reveals then his talents in portrayal painting and the major rules of his techniques : pointillism and small shading in juxtaposition.

« Dans la pièce du petit cabinet privé du roi :
Item, un petit meuble bas en forme d’escabeau, sur lequel écrit Barthélemy […]
Item, un siège en forme de coffre et surmonté d’un dais, sur lequel s’assied Barthélemy pour travailler. »
Inventaire du château d’Angers, décembre 1471-février 1472

 

 

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