La genèse de l'oeuvre

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La genèse de l'oeuvre

Vue générale de la tenture de l’Apocalypse, aile Est, P. Berthé © CMN Paris

« Cavaliers et Bête de l’Apocalypse », dans Michel Butor, Ruines d’avenir, ch. 1 : Ephèse. Interventions de Bernard Alligand

Fasciné par la monumentale tenture médiévale de l’Apocalypse du château d'Angers, Michel Butor a composé en 2013 une réinterprétation poétique et critique des lettres envoyées par Saint Jean aux sept églises de L’Apocalypse. Cette nouvelle apocalypse intitulée Ruines d’avenir est empreinte d’une tension créatrice paradoxale : d’un avenir en ruines émergera l’avenir. Testament autant que credo de cet auteur prolifique de quatre-vingt-dix-ans, Ruines d’avenir propose une illustration par le verbe et l’image des deux acceptions de l’Apocalypse : à la fois catastrophe et révélation.

Ce poème, composé de sept épîtres de sept strophes, de sept vers, de sept syllabes, a été édité en sept livres d’artistes – un par épîtres - au printemps 2014 par les éditions d’art FMA à Paris. Les sept livres réunis en coffret ont été tirés à 14 exemplaires dont 4 seulement sont proposés à la vente. Tous sont illustrés d’interventions originales de l’auteur et de six de ses amis plasticiens, peintres et photographes : Bernard Alligand, Patricia Erbelding, Bertrand Dorny (†), Anne Walker, Maxime Godard et Gérard Eppelé.

Se nourrissant autant du texte biblique que de la tapisserie d’Angers, ils accompagnent chacun une épître de leurs gravures, collages, dessins ou photographies. Entre les dominantes de rouges infernaux et de bleus célestes, entre transparence et opacité, ils aspirent à recoller les morceaux de nos drames, à restaurer nos ruines. Du monde de la tenture d’où viennent trompettes, anges, cavaliers et cités, un monde nouveau apparaît.

S’inspirant de la lecture ambulatoire de la tapisserie du château d'Angers, l’éditrice, Françoise Maréchal-Alligand fait le choix d’une édition en livres dépliants. Chaque volume se déploie en un leporello de dix-sept volets dont les trois derniers servent de couverture et de rabat, en face de la page de titre. Sur chacun des 7 livres, 14 volets sont laissés au texte et à l’illustration, comme sur chacune des grandes pièces la tapisserie médiévale. Chaque exemplaire, long d’un peu plus de 3 mètres, dépasse de peu la largeur moyenne d’une scène de la tapisserie, tandis que la série complète approche, avec ses 21,42 mètres, la longueur présumée de chaque grande pièce de la tenture de l’Apocalypse.

L’exposition itinérante Ruines d’Avenir dévoile également la genèse et la symbolique de ce livre d’artistes à travers la présentation de nombreux documents d’archives, à l’instar des films, reportages photographiques et esquisses réalisés durant la conception des sept volumes.

 

 

« Le cheval rouge de l’Apocalypse », dans Michel Butor, Ruines d’avenir, chapitre 2 : Smyrne.
Interventions mixtes de Patricia Erbelding. Paris, éd. FMA, 2014.
Vue globale des 7 livres d'artistes

Cette vidéo retrace la genèse de l'ouvrage de bibliophilie "Ruines d'avenir" de Michel Butor et 7 artistes plasticiens.

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